Tard dans le soir, bien trop tard, cette heure où sans doute je devrais dormir mais où je ne peux point...
Les mots se bousculent dans ma tête, chacun veut prendre place, un assemblage un peu brouillon mêlé à ces pensées incertaines qui demeurent difficilement explicables.
Des semblants de mots, des particules de phrases qui assemblées donnent des écrits soyeux, difficilement compréhensibles.
Je ne suis nulle part et il est encore trop tard.
Le ciel est noir et l'éclairage des lampadaires agrandit la lumière me permettant d'écrire.
Les façades des maisons de cette rue sombre me font rêver d'un échappé qui installé depuis dix ans au creux de mes pensées me fait envie chaque jour.
Il y a cette rose au près de moi qui me rappelle toi et ces moments de joie, ces moments de peur aussi qui me dévorent de la tête au bout de mes orteils.
Une douce musique au dehors se fait entendre, elle alimente l'ambiance du moment présent...
Couchée sur un lit, ce lit où tu as dormi, la fenêtre à gauche, la rose à droite, cette lumière pâle frôlant l'obscurité, et cette musique berçant mes pensées...
La beauté des écritures n'est plus à l'ordre du jour pour certains mais l'importance que j'y accorde les dépasse de loin.
Je n'ai aucune sorte d'idée de ce qu'il peut penser exactement mais moi je sais qu'en un mois à peine, un peu plus, un peu moins, me contente pour me définir heureuse, bien, joyeuse, épanouie, ivre de vie, d'amour et de bonheur. Ce n'est pourtant pas définissable.
Le c½ur rempli d'ivresse et les pieds hors du temps, j'aimerais te dire sans cesse comme tu es important.
Les bras ouverts vers l'inconnu et l'inconscient, mes lèvres saupoudrées de désir rendent les instants plaisants.
L'âme en errance te dévorant des yeux ne cesse guère d'agrandir mes espérances.
Ce besoin plus fort que jamais que j'ai de te revoir...
Mes ambitions sont rêveuses, mais c'est avec espoir que je les garde et imagine que jamais tout cela ne se termine.
Tu aurais ce pouvoir de me désarmer avec un simple baiser.
Quoi que tu dises ou fasses, mes larmes sont passagères et s'évaporent.
Je garde chaque mot, chaque regard, chaque sourire qui chaque seconde qui jamais ne cesse de m'attendrir.
La rose petit à petit s'ouvre et se déploie, le niveau de l'eau baisse et détourne mon regard.
Tu es endormi.
Dans ma tête je t'imagine, le décor se dessine.
Et je m'endors à mon tour...
Je pense à dans deux jours, je pense à cette matinée commençant par me réveiller à tes côtés, entendre tes murmures au creux de mon oreille, sentir la chaleur de tes bras dès mon réveil, savourer chaque moment, chaque instant qui voudrait me faire arrêter le temps.
Etre à deux, oublier le monde autour, pouvoir ensemble savourer l'amour.
J'ai rêvé toute la nuit et je rêve encore.
Assise à mon bureau, la lumière passe un peu au travers les rideaux.
Nous sommes au printemps et j'aime ca mais l'été arrive à grands pas.
Dans deux jours à peine il sera là.
Aime moi jusqu'à ce que les feuilles tourbillonnent et où les amoureux dansent enlacés, aime moi jusqu'à l'automne dans dix millions d'années.
Mon innocence d'être certaine et d'avancer après tant de virages à en être lassée, à ne plus croire en rien, se retrouver sur d'autres rivages le visage incertain.
Mais la lueur dans nos yeux qui me permet d'y croire et me remplis d'espoir.
En attendant, je laisse passer les jours et je les comptes, j'attends.
Le temps sans toi me pèse et je ne sais quoi faire,
Il pleut.
Mon esprit torturé qui toujours me répétait de ne jamais tomber amoureuse me fait
Penser et repenser maintenant, je ne cesse de me dire que tout ne tient qu'à un fil mais quand je suis dans tes bras, la transformation se fait de béton.
Cet étrange sentiment qui semble s'installer pour de bon et s'incruster jamais ne détruira, je sais, j'espère ce que nous construisons.
Je ne sais que penser de moi quand je pense à tout cela.
Mais passons ensemble des nuits au crépuscule, loin des regrets et des scrupules.
A nous deux, il ne me restera de cela qu'un souvenir bien vaporeux.
Il m'est plaisant de penser à nous deux.
Les heures continuent à passer et je n'ai toujours rien avalé.
Il fait beau dehors, j'ai des projets en tête...
Allongée à même le sol, de tout mon être je contemple les touts et les riens qui m'entourent.
Le goût du chagrin quand certaines choses arrivent, reviennent, repartent...
Rendent le plaisir lointain sur l'autre rive.
Il est 16 :16.
Encore un v½u que je peux faire.
Mes pensées s'étalent sur plusieurs heures...
Toujours ce même v½u que je ne puis vous dire sans quoi il ne se réalisera guère.
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